PART 1/4 : L'intervention + séjour en clinique

Publié le par CocoNut's

Le voici, le voilà ! La fameuse opération ainsi que le séjour à la clinique en détail ! Comme l'article promet d'être long, j'ai préféré le couper en 4 parties donc faites fumer le café...

JOUR 1 - 20 mars 2017 :
Le réveil sonne à 5h30, étonnamment détendue, il est temps de se préparer et de finaliser mon sac pour pouvoir partir. Je me pèse à jeun, j'en suis à 127 kg.

A 7h00, toute ma petite famille m'attend sur le parking, le départ est imminent.

J'arrive à la clinique, direction le bureau des admissions. Là-bas, on me donne un nombre incalculable d'étiquettes avec mon nom dessus, ça promet... On me dirige ensuite vers ma chambre :

Pas mal quand même !

Pas mal quand même !

L'infirmier vient ensuite me voir. Il me pose quelques questions, me demande certains papiers, me pèse (127,8 kg mais on dira que c'est 800 gr de vêtements n'est-ce pas...) et me donne ensuite un gel pour me doucher, une blouse (hyper confortable) et une culotte-filet - dernier modèle de Victoria's Secret selon lui (hyper pas confortable). Mais bon, hop à la douche et on enfile tout ça. 

Je me mets ensuite dans mon lit (hyper confortable celui-ci !) et ma famille - qui était entre-temps allée boire un café - revient. L'infirmier également qui me donne une espèce de ventoline à cause de la cigarette - ne me demandez pas pourquoi, je ne m'en rappelle plus mais il me semble que c'était pour détendre mes poumons... - ainsi qu'un calmant.

PART 1/4 : L'intervention + séjour en clinique

On me descend ensuite en salle d'opération où je croise le chirurgien. Il me demande comment je vais et si j'ai réussi à arrêter de fumer. Je lui répond que ma dernière cigarette date de la veille à 21h, il me répond que c'est parfait. COMMENT ??? Parfait ? Mais... J'ai angoissé tout ce temps alors qu'arrêter la veille était suffisant ??? Bon, tant pis, maintenant c'est fait.

J'arrive dans un sas où une infirmière me place des cathéters sur les deux mains, puis je suis conduite à moitié shootée en salle d'opération. Mon dernier souvenir est que l'anesthésiste que j'avais eu la veille au téléphone me caresse le bras puis c'est le gros dodo.

Et enfin l'arrivée en soins intensifs et LE REVEIL ! J'essaie de reprendre mes esprits, je me rends compte que je suis branchée de partout, que j'ai de l'oxygène dans les narines, quelque chose qui me prend la pression toutes les 15 minutes, les cathéters, un truc sur le doigt pour ? ben je sais pas en fait...

PART 1/4 : L'intervention + séjour en clinique

Puis je réalise que je suis en vie, que je suis opérée et d'un coup : OH BON DIEU ! J'ai eu beau répéter à l'infirmière entre deux gémissements que je ne suis pas de nature douillette pour les choses graves, je m'énerve encore plus d'avoir mal et de me plaindre ainsi. Puis je me rendors. Puis je me réveille en gémissant. Puis je râle. Puis je me rendors. Ahhhh les anesthésies générales, ça vous met dans de sacrés états ! J'ai un vague souvenir très rassurant de ma maman en train de me tenir la main à chaque fois que je me réveillais - elle a du rester auprès de moi pendant 2 ou 3 heures à me regarder ronfler.

PART 1/4 : L'intervention + séjour en clinique

J'ouvre une petite parenthèse pour avertir les futures personnes opérées : mon chirurgien n'a visiblement pas jugé bon de prévenir qui que ce soit lorsque l'intervention s'est terminée car ce n'est apparemment pas dans ses habitudes. N'oubliez donc pas de le préciser car mes proches sont restés dans l'attente sans savoir où j'étais ni si il y avait eu des complications durant 4h... Parenthèse fermée.

Je ne vous ai peut-être pas précisé à quel point j'avais peur d'avoir un drain, j'ai donc été soulagée de demander à l'infirmière d'aller faire pipi. Elle installe d'abord une bassine sous mes fesses alors que je suis allongée - elle a du comprendre à mon regard que ce n'était pas la bonne méthode - et je me suis rendormie entre-temps.

Lorsque je me re re re re (...) réveille, je redemande pour aller faire pipi puis on m'aide à me lever pour me mettre sur une chaise trouée (je ne connais pas le terme exact). Et miracle ! Je fais pipi par moi-même ! Ça peut paraître anodin, mais je vous assure que j'étais soulagée. Seul problème : Impossible de bouger pour m'essuyer... Déjà que c'est un peu honteux de faire pipi devant des personnes, infirmières ou non, mais alors en plus, qu'on vous essuie... Mais pourtant, elle a fait preuve d'un tel professionnalisme qu'à aucun moment je ne me suis sentie gênée.

Je me souviens justement d'une petite anecdote. Ma maman qui était présente à mes côtés était sur le point de partir lorsque l'infirmière m'interpella en disant Madame suivit de mon nom de famille. Ma maman se retourna par habitude et dit : "Oh je suis désolée mais généralement c'est moi qu'on appelle Madame *****" suivit d'un éclat de rire général. Je me souviens avoir à ce moment-là dit à l'infirmière : "Vous savez, je crois qu'après tout ce qui vient de se passer, je n'ai pas vraiment de secret pour vous, je considère que nous sommes intimes, vous pouvez m'appeler Corinne" et re-éclat de rire.

Puis je me recouche et me rendors pour changer. Je me souviens vaguement que l'on m'ait redonné une ventoline. Puis aux environs de 22h, alors que j'avais l'impression d'avoir dormi 10 heures et qu'il était 6 heures du matin, mes yeux s'ouvrent, je suis déjà plus consciente. Ouf ! Cependant, après avoir répondu à de nombreux messages - je vous en remercie encore, ça m'a beaucoup touché ! - et rassuré ceux qui n'avaient pas encore eu de nouvelles, le sommeil a mis un peu de temps à revenir. Ce n'était de loin pas ma meilleure nuit - je me rendormais 2 heures et lorsque je me réveillais, j'étais persuadée que c'était le matin. J'ai vaguement croisé l'anesthésiste en pleine nuit qui m'a assuré que tout s'était bien passé.

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