PART 4/4 : L'intervention + séjour en clinique

Publié le par CocoNut's

Le voici, le voilà ! La fameuse opération ainsi que le séjour à la clinique en détail ! Comme l'article promet d'être long, j'ai préféré le couper en 4 parties donc faites fumer le café...

PART 4/4 : L'intervention + séjour en clinique

JOUR 4 - 23 mars 2017 :
Rebelote le matin avec les infirmières le matin et même petit déjeuner que la veille. Puis le repas de midi, du mal cette fois-ci, le mixé commence à être compliqué ! La texture et le goût me dégoûtent, de plus, les médicaments qu'ils me donnaient me changeaient l'odorat et le goût : Pas très pratique et appétissant !

Là, je commence à avoir du mal. Le moral n'est pas au beau fixe mais je me réjouis de pouvoir enfin rentrer à la maison. Puis l'arrivée du chirurgien en début d'après-midi. Il m'annonce que je ne rentrerai pas aujourd'hui, je ne bois pas suffisamment. Il ne peut pas me laisser rentrer si je ne suis pas capable d'évaluer combien je bois par jour et si je bois assez alors ils me gardent un jour de plus... Le coup de massue mais je reste de marbre. Puis nous parlons diététique : pas le droit à la graisse, au sucre, aux jus de fruit, à ci, à ça, etc., etc. et de nouveau, un discours pas énormément clair sur la consommation de protéines etc. Vu comme ça, vous me direz qu'il a raison et je serai d'accord avec vous. Mais le problème, c'est la façon dont il l'a dit et le ton qu'il a employé. Comme si je ne pourrai plus jamais manger normalement.

J'attends qu'il quitte la chambre et ferme la porte derrière lui et là (heureusement que je ne suis pas seule) je craque : c'est la crise de larmes, la panique m'envahit, je n'arrive pas à me calmer. Les jours passés n'ont pas été évidents, j'ai eu peur, j'ai eu mal, j'ai essayé de rester positive face à mon entourage le plus possible mais c'en est trop. Je veux rentrer à la maison, je veux ma maman (avouez qu'on réagit tous pareil dans ces moments de désarroi !), je veux le confort, mon lit, enfin bref, j'aimerais retourner à la vie "normale" tout en sachant que ce ne sera plus comme avant.

Je me demande ce qui m'a prit de faire cette opération ? Pourquoi est-ce que je me suis infligée de pareilles souffrances physiques et psychologiques ? Pourquoi est-ce que j'en suis arrivée là ? A ce moment précis, je déteste tout le monde. Je déteste ma vie. Je déteste les évènements qui m'ont fait prendre du poids. Je me déteste d'en être arrivé à un tel point. J'en veux à tout et tout le monde. Je me dis que ma vie est gâchée, que plus jamais je ne vivrai normalement, enfin bref : tout ce que l'on peut se dire quand on a les idées embrouillées...

Puis, une fois calmée, la diététicienne arrive (toujours celle de la clinique) et je lui explique mon angoisse en lui répétant ce que le chirurgien a dit quasiment mot pour mot. Et puis, après m'avoir écouté, elle le contredit sur presque toute la ligne... Je ne comprends plus grand chose. Mais bon, je laisse couler pour l'instant, au moins elle m'aura rassuré.

JOUR 5 - 24 mars 2017 :
Re rebelotte, je pense que je ne pourrai plus voir de petits suisses en peinture durant un bout de temps !

La matinée commence et je bois, je bois et devinez quoi ? Je re-bois !

Tout se passe comme les jours précédents puis le chirurgien arrive comme à son habitude en début d'après-midi. A peine avait-il franchi le seuil de la porte que je lui dit "J'ai bu ! Pitié, laissez-moi sortir, je vous jure que je n'ai pas arrêté de boire, regardez la bouteille, demandez aux infirmières !!!". Ça a du marcher, il m'a laissé sortir hahaha. Mais pas sans ordonnance (médicaments que j'avais énuméré ici).

C'est donc parti pour une nouvelle vie !

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